deuil.




ça y'est, j'ai fait mon deuil de lui.

je l'ai enfin enterré pour de bon après toutes ces années. il était grands temps puisqu'aujourd'hui il ne peut plus rien m'apporter de plus. j'ai trop l'impression de l'avoir dépassé carrément.

c'est triste mais jouissif à la fois.




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# Posté le mercredi 12 août 2009 16:10

Une perle.



hormis cet organe battant et bien futile
qui fait pétiller le regard une fois bien animé
s'affaibli un crâne ardent et autrefois indélébile
pour défricher une âme déjà trop négligée

et puis ce ciel fluctuant de couleurs printanières
ordonne à un monde de vivre en une masse de chair
pendant q'une ficelle de sentiment sous matière de fer
marmonne à l'ombre de pouvoir soutenir l'univers

le centre de la poitrine se voit forcir progressivement
pour honnorer l'au-delà de ses cristaux incandescents
jusqu'au ventre de l'abîme, d'avenir, de mouvement
l'organe nacré s'évade loin des maux et des tourments

la tête se désoriente du flanc de sa nouvelle raison
pour ressentir la béatitude, fluide, sur le bord de la joue
qui transcende un semblant de perle, d'abstraction
venant s'attérrir, en la brûme, dans la courbe de l'autre cou




# Posté le lundi 20 avril 2009 21:58

Modifié le mardi 21 avril 2009 01:51

Je captais aussi son coeur, mais le mien ne répondait pas.




C
'est au plus profond de mon inconscient qu'abrite cette montrueuse créature que je craignais tant, et que je crains toujours d'ailleurs. Cette fois, je la subis à travers mon être, ma raison, mon instinct, je la subis à travers ma peau.. ma peau.. qui était si intensément liée à la sienne.

Mes lèvres, dévorant ses lèvres d'une puissance quasi inébranlable, et qui par la suite, celles ci, recrachant les miennes pour me les arracher à son tour..
N
os lèvres.. se fuyant elles-mes, pour se fondrent violemment les unes dans les autres, réveillant, chez moi, l'horreur qui avait serté les 18 années de ma vie. Et mon corps, s'abandonnant, dans le gouffre, aussi sombre que la piece, à son corps, me possédant presque.

L'e
nvie, le désir, l'union me dirigeant vers l'infériorité se sont transformés en esclavage. Esclave j'ai cru devenir. esclave de sa chaleur. esclave de la chaleur.
Détenue contre moi même. contre cette horrible chose qui vit au dedans de moi depuis ce jour ou depuis des siecles je n'en sais rien.

Et
puis il y avait mes mains, qui s'évadaient dans sa chevelure, serrant son crâne pour faire monter l'adrénaline jusqu'à ma tête, qui hallucinait, paranoïait, perdant tout équilibre.

Dicta
nt mes doigts, qui glissaient le tour d'un crâne vivant d'excitation, à vouloir tirer des rêves, des emotions, des sentiments, vers un coeur mort. vers mon coeur qui lui, n'aurait peut-être rien partagé, et se serait enfui. fugitif. dans l'ombre. pour profiter de ce trésor qu'il n'a pas repéré en premier. qu'il n'a pas repéré du tout.

Ce trésor, qu'est l'Amour.


Je
captais sa peau, ses lèvres, ses mains, son souffle.. son souffle aussi fort que l'orage.. son putain de souffle, qui, je savais depuis longtemps, intuitivement, allait laisser la luxure s'emparer de mon enveloppe pour stimuler ce souffle à devenir progressif. faisant passer mon souffle à une façon de suffoquer. Comme si j'allais pleurer.. comme si j'agonisais de soif.
J'ava
is soif pour sa peau..

J'avais seulement soif pour de la peau.


# Posté le mercredi 15 octobre 2008 22:14

Modifié le vendredi 22 mai 2009 15:32

vestige d'adolescence.



Ignorante de cet univers tant rêvé
une autre dimension excluant le noir et les cendres
je te demande: comment peut-on être à l'écart de la réalité
et respirer jusque dans le vide la pureté de la lavande?

Me crois-tu lorsque j'éffleure ce monde éphémère et pudique, en sa perfection
tout comme j'éprouve cette sensation de jamais?
ce virus contagieux, porteur de l'illusion
vivant comme la haine au souffle qui t'éffrait

Mais cette compétitif contraste de parfum
vit en chaque enfant qui nait dans l'incontrôlable
comprends-tu que même s'il habite en chancun
uniques, nous demeurons un grain de sable?

Certains connaîteront ce défunt sentiment
qui réssussiterait dans la sincérité
désormais je me sacrifie à le rencontrer un instant
avant de te tendre la main jusqu'à l'obscurité

Vivant, présent, comme l'arc-en-ciel qui conduit au gris des nuages
tu me rejoindras jusqu'au repos éternel
carresse avec moi l'idéalisme de ce visage
défend cette fée impuissante et déchirée comme ses ailes

Que la vérité ne soit plus un obstacle pour le bonheur
et que le soleil ne tue plus de ses rayons camouflés sous les tempêtes!
Contribue avec moi à la rétistance de la douleur
ne m'abandonnes pas comme ces monstres sans yeux ni têtes..

Toi, mon sang, mon âme, et mon coeur
mon tout, mon moi, et ma moitié
Unis soient-ils ces êtres à l'écart de nos valeurs
réchauffe avec moi cette flâmme déséspérée..

Poeme écrit par: moi lorsque j'avais 16 aaans


# Posté le mardi 07 octobre 2008 01:44

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 17:16

''for 15 minutes..''

''for 15 minutes..''


Je suis amoureuse de cette mélancolie.


Ce n'était qu'une image. une scène. une parcelle d'idée et d'imagination qui pourtant, m'ont provoquées une nostalgie, une confiance et une tristesse immense. C'était probablement le plus grand moment que j'ai vécu. Un cadeau. J'entendais au même moment le vent souffler entre la fissure qui sépare ma fenêtre de mon mur. C'était comme dans les films d'horreurs sauf qu'il ne faisait pas froid, pourtant c'était le premier soir officiel d'automne. Je n'avais pas peur... Et j'ai ressenti une pression dans mon coeur, qui m'ordonnait d'ouvrir les yeux encore plus grand. Tellement plus grand. Le vent s'était calmé. Ce n'était pas un vent, mais une brise. Ensuite, le silence. Un silence si beau. Ce genre de moment où on sent une sorte de révolution intérieure. Celle qui pousse notre ame à contrôler nos restrictions rationnelles pour capter le monde avec des yeux qui brillent. Je hais la rationnalité. Je ne suis pas laxiste. J'appréhende la vie, la mort, l'univers d'après l'oeil de mon esprit. Mon coeur est vide, peut-être, mais les surfaces sont peintes d'orange, de rose, de rouge et de délicatesse. Je voudrait y faire naître des fleurs et des arbres d'automne éternels qui ne pourriraient jamais au même rythme que mon corps vieillit. Ils s'épanouiraient aussi progressivement que ma conscience s'abandonnera. Les couleurs seraient étincelantes. Pleines de voyages, de brises, d'amours.. et de beautés.






image: American Beauty

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 03:04

Modifié le mardi 21 avril 2009 17:42